Qu’est-ce que le capital santé ?

Le Capital Santé peut être compris comme un agrégat de santé physique, santé mentale et satisfaction, qui rend possible ou de limite – la productivité du capital humain.

 

La notion de capital santé est une composante essentielle du capital humain, notion déjà bien établie en sciences humaines, puisqu’elle valut (entre autres) à Gary Becker le prix Nobel d’économie en 1992.  Le capital humain est un stock, formé de trois éléments que sont les savoirs, les compétences, et les expériences, qui ensemble déterminent une certaine aptitude de l’individu à produire.

Comme les autres formes de capital, le capital humain peut s’acquérir (via le recrutement), se développer (via la formation et, surtout, le travail lui-même), et il « rapporte » au sens où il est susceptible de procurer un revenu et il contribue à la performance collective. Contrairement au capital financier, il ne peut devenir propriété d’un tiers ; il est simplement mis à disposition par l’individu (il est « inappropriable »).

Les capacités physiques et mentales de l’individu et sa satisfaction vis-à-vis de son travail constituent le capital santé. Ce capital détermine dans quelle mesure l’individu mobilise ses savoirs et ses compétences au service de son organisation.

Performance au travail
= capital humain x capital santé

Cette formule s’applique tant au niveau individuel qu’au niveau collectif. Lorsque le capital santé est atteint, par la maladie, l’absentéisme, ou le mécontentement, la productivité de l’organisation est réduite, et ce qu’elle que soit la valeur de son capital humain. Se préoccuper du capital santé, c’est se préoccuper à la fois de la santé et de la performance au travail.